Oser rêver en écrivant

Alors voilà, on y est ! Mon premier billet, mes premiers pas… Je me sens comme au-dessus du vide, un élastique accroché à mes pieds, je ne risque normalement rien, mais la peur est là, tenace, réelle, intense, stressante. Reculer est inenvisageable, il ne me reste plus qu’à m’élancer, en espérant que le saut soit mémorable… 

J’ai toujours aimé les journaux intimes et j’en ai tenu plusieurs, j’y notais mes journées, mes déceptions, mes joies, mes peines, mes envies, mes amours, mes amitiés, chaque parties de ma vie y était scrupuleusement inscrites et détaillées. Mais ce que j’aimais le plus en réalité, c’était de les relire des mois ou des années après, car j’y retrouvais un goût de rêve, un goût de vie, j’avais l’impression de lire les écrits d’une fille que je ne connaissais plus, d’une autre moi et, pour les plus anciens, redécouvrir l’enfant que j’étais autrefois. J’ai encore aujourd’hui de vieux écrits que j’aime relire de temps à autre, je n’arrive pas encore à définir toutes les émotions que je ressens en les lisant, mais je dirais que j’ai une sensation de liberté, d’éternité même, comme si j’avais vécu plusieurs vies impérissables et qu’à la lecture de mes propres écrits, je me souvenais de passés perdus et oubliés.

Alors aujourd’hui je ne suis plus vraiment cet enfant qui griffonnait, dans un joli cahier décoré, entre une tartine de nutella et quelques leçons à réviser, ses émois et ses maux. Mais je suis cet enfant, devenu adulte par la force des choses qui, entre une bonne tasse de thé au jasmin et un macaron saveur pistache, tapote sur ce clavier afin d’y saisir de nouveaux mots. 
Pourquoi ? À quoi cela me sert-il ? Je dirais tout simplement que l’écriture me fait du bien, elle m’apaise. L’écriture me semble libératrice.

Et puis pouvoir s’exprimer sans être interrompue, transmettre sans devoir subir le regard direct de l’autre, n’est-ce pas une opportunité satisfaisante ? 

Je suis de celles qu’on peut qualifier de bavarde, j’aime échanger avec les autres, rire et papoter des heures durant, mais je crois que savoir s’exprimer n’est pas simplement savoir parler, ça va bien au-delà. S’exprimer, c’est s’ouvrir sur un sujet, un avis, une vie. J’admire les personnes capables de le faire aisément avec leur langue, car je me sens personnellement toujours maladroite avec celle-ci. J’ai toujours le sentiment que ma langue va me trahir. Alors que sur le papier, il m’est impossible de me sentir coincée, je peux toujours effacer et recommencer. Je préfère donc écrire et me délecter de ces mots que je peux ajouter ou corriger au gré de mes envies. 

Lorsque l’on écrit, c’est aussi une manière de parler sans s’y sentir obligé. Tu peux écrire la bouche pleine, avachie sur ton sofa ou bien même écrire les doigts dans le nez, lorsque l’on est lu, le lecteur n’y voit que des lettres qui forme des mots, des mots ronds et stables qui, à la suite les uns des autres, expriment un cœur qui s’épanche. L’écriture est mon expression et j’ai besoin de m’exprimer. 

Et puis écrire veut dire lire ! Et lire a de la saveur, lire a un goût d’espoir, car lire c’est rêver. Lire c’est s’envoler. Lire c’est aimer. Lire c’est vivre ! Lire c’est comprendre et découvrir, lire c’est savoir. Lire ce sont des histoires, passées ou inventées, qui nous sont relatées afin de ne pas oublier. Lire c’est de la magie déposée sur du papier. Lire est passionnant ! 

Je crois que vous l’aurez compris : j’aime lire. Je crois que cet amour de la littérature m’est venu de ma maman, qui lorsque nous étions petits, mon frère et moi, prenait le temps de nous transmettre ce plaisir de feuilleter de beaux albums illustrés à la bibliothèque communale de notre quartier. Quelle joie de découvrir de fantastiques histoires, il y avait autant de magie que de pouvoir au travers de ces livres, partir à l’aventure avec des ogres, des fées et autres créatures enchantées. Quel merveilleux souvenir que de savoir qu’enfant, ma maman prenait le temps de me faire rêver et quelques fois lors de jours gris, blottie sous ma couverture, je me rappelle avec nostalgie ces moments magnifiques. Et cela arrive de temps en temps qu’une petite larme, sans crier gare et venue du pays de mon enfance, court discrètement sur ma joue jusque dans mon cou. Une petite larme de joie, elle me fait un bien fou, car au travers de ces souvenirs je me sens intensément aimée. Je me sens en vie. Et cela n’a pas de prix !

De ce plaisir de lire est donc venu mon plaisir d’écrire, un plaisir qui a toujours été là, avec un rêve fou, enfoui tout au fond de moi et caché au secret de mon cœur : celui de pouvoir peut-être un jour raconter à mon tour des histoires sorties de mon imagination afin de transmettre, moi aussi, de l’espoir, de l’amour et du rêve. Et je pourrai alors m’exprimer au travers de ce que je créerai, mes mondes imaginaires prendraient vie le temps d’un instant, le temps de quelques pages, le temps d’un roman. Quel rêve délicieux pour la rêveuse que je suis !

Mais pour pouvoir faire ce qui nous fait vraiment envie, il faut oser. Oser se lancer. Oser rêver. Oser rêver en écrivant…

Je suis Ninie et « I have a dream ».

Merci 😊

10 commentaires sur “Oser rêver en écrivant

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