Vivre: Le bonheur ne vient jamais seul…

« Seul celui qui sait vivre heureux mérite de vivre. » Van Minh

Le bonheur est une quête que chacun doit mener, seul, face à soi-même…

J’ai longtemps cherché le bonheur, je me suis imaginé que, tel un trésor, il nous fallait partir à sa recherche… Fouiller des recoins sombres, explorer de Nouveaux Mondes et trouver des indices, dans les parcelles de nos cœurs.

Cela ne fait, en réalité, que peu de temps que j’ai enfin compris : le bonheur ne se cherche pas dans nos vies souvent chaotiques, il ne se gagne pas après une longue chasse, comme un trésor de pirate. Le bonheur s’accepte, il se décide et il se reçoit. Pour la rêveuse aventurière que je suis, il me fut difficile d’accepter cette vérité, j’avais cette sensation de facilité qui enlève le plaisir d’une quête. Or, ce n’est que par la suite que j’ai compris que le défi n’est pas de connaître le bonheur, car c’est finalement chose facile, mais c’est de le garder, car il est fragile, délicat et on doit en prendre soin…

Lorsque j’ai construit mon propre foyer, j’ai connu des jours de soleil, des jours de pluie, des jours trop longs et des jours trop courts. J’ai vécu des joies, essuyé des peines, et j’ai même connu des jours sans émotion, où la lassitude est reine. Et dans ce méli-mélo de sentiments, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi mon bonheur n’était pas constant. J’en ai passé des années à virevolter aux grés de mes sensations, telle une feuille morte emportée par un vent d’automne, tournant et retournoyant dans les airs, s’envolant vers l’inconnu. Mes émois ont rythmé la partition de ma vie, mais le chef d’orchestre faisant défaut, la symphonie sonnait faux. Un coup oui, un coup non… Un coup heureuse et un coup non… Ma vie semblait être des montagnes russes si bien que, par instants, j’en avais même la nausée, celles semblables à des prémices d’une grossesse, à la différence près que ces nausées-là n’avaient pas ce goût de vie…

Puis, une nuit, sans un bruit, une douleur est apparue…

Des douleurs, j’en avais déjà connu. Certaines m’avaient même inquiétée beaucoup plus que nécessaire et elles avaient été le sujet de nombreuses moqueries. Mais cette douleur-là était différente, car de cette douleur, une richesse me fut donnée : la compréhension du bonheur.

Elle est étrange cette phrase… Un mal peut-il conduire à un bien ?

De prime abord, ce souci me dirigea d’abord chez des médecins, plusieurs en effet, puis j’ai passé une batterie d’examens, j’ai eu peur, beaucoup. J’ai passé des nuits entières à me questionner sur le fondement de ce mal. J’ai passé des heures à méditer sur son origine. J’ai passé des jours à m’imaginer une autre vie, une autre moi, et plus je pensais, plus je sombrais. La petite fille au fond de moi était tétanisée, j’avais l’impression de me noyer, des vagues de terreur s’abattaient sur moi, il m’arrivait fréquemment de me réveiller en sursaut et de sentir mon pouls cogner si fort dans ma poitrine, que ce bruit ahurissant m’empêche de me rendormir paisiblement. Mais le pire de mon mal se trouvait dans cette incertitude qui planait, comme une ombre au-dessus de moi.

Alors, un matin, après avoir posé mes enfants à l’école, assise seule dans mon salon, ces douleurs se montrant usantes et lancinantes, j’ai hurlé aussi fort que possible. Je n’étais plus « maître de moi ». Je n’étais simplement devenue que souffrance. Et j’ai pleuré, encore et encore, sans pouvoir m’arrêter, des larmes salées me brûlaient les joues, ma respiration s’étouffait dans mes sanglots et cette douleur m’arrachait de l’intérieur. C’est alors qu’à ce moment précis, j’ai imaginé ma vie s’arrêtait. Presque comme un soulagement, une apothéose, je me suis dit que le silence de l’éternité m’était peut-être destiné…

Me laissant ainsi voguer par des pensées meurtries par ma chair, mon regard se posa sur un jouet au sol, un petit soldat en plomb, mon fils avait dû l’oublier là le matin-même. Ainsi, en observant ce bonhomme inanimé, dans ce désespoir et ces ténèbres par lesquelles je passais, j’ai compris, j’ai décidé à quel point j’aimais la vie et ô combien j’aimais ma famille aussi… Je n’avais pas le droit de me laisser aller…

J’acceptai, enfin, que je n’aurai pas le contrôle sur la mort, seule la vie m’appartenait. Alors je me souviens, après avoir pleuré jusqu’à ne plus respirer, jusqu’à ne plus avoir de larmes à donner, me sentir en paix. Une paix parfaite qui m’emmena dans un sommeil paisible et je compris ce qu’être libre représentait. Alors, ce matin d’hiver, dans mon salon, au coin du feu, je goûtai à la genèse d’un renouveau…

Du mal peut-il y avoir pour réponse un bien ?

En me réveillant de ce repos réparateur, je sentis que je n’étais plus cette fille tourmentée, je sus qu’une nouvelle personne était née : une adulte au cœur d’enfant, ne craignant plus pour son avenir. Même si le pire devait arriver, elle était décidée à croire, vivre et espérer.

Et ce fut là, sans artifice, avec délicatesse et tendresse, que le bonheur prit place dans mon être, pour ne jamais disparaître…

Le bonheur, je l’ai reçu ce jour-là comme un cadeau. Alors, chaque jour, je l’arrose de joie, je lui raconte mes rêves d’enfant, je lui chante des hymnes d’amour, je rêve avec lui d’aventures incroyables et je le berce tout doucement d’un rire que rien ne pourra ébranler. Le rire est le chemin le plus direct au contentement et celui-ci conduit également au bonheur…

Les abysses de la vie peuvent essayer de m’engloutir, je choisis de regarder à la lumière de la Vie et au travers du Bonheur, je choisis d’exister.

Le bonheur ne vient jamais seul, il s’accueille d’un oui et s’accompagne de sourires, de rires, d’assurance, de tendresse, de douceur, de joies et d’amour…

Je suis Ninie et « I have a dream »

Merci 😊

3 commentaires sur “Vivre: Le bonheur ne vient jamais seul…

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