Respirer

Il était une fois une enfant…  

Une petite fille à la peau halée, aux yeux en amande, une petite fille venant de l’autre côté d’un océan. Une petite maman, une petite femme, moitié d’ici, moitié d’ailleurs, qui rêvait sans mesure et sans limite, à l’amour transcendant les coeurs. Une enfant dans un monde de grand, une enfant perdue entre son désir de vivre, de vibrer, de rêver et une prudence déraisonnable que ce monde semble lui dicter.

Est-ce cela grandir? Devoir laisser nos rêveries pour nous atteler à n’être plus que dans le réel? Lorsque les étincelles de nos rêves s’éteignent, que nous reste-t-il alors?  Que reste-t-il de l’espoir lorsque la nuit se profile sans étoiles? Qu’en est-il de nous lorsque l’on ne vit plus mais survivons jour après jour, mois après mois?

L’enfant s’interroge…

Je suis cette enfant devenue grande qui ferme les yeux et en un instant, se rappelle de l’odeur des tartines grillées de son papa. Elle entend encore sa voix prononcer délicatement son prénom comme une chanson bienveillante les matins d’enfances. Qui se souvient des berceuses chantées doucement par sa maman. Qui tout en lui passant la main sur le front, comme l’on effleure une chose toute fragile, lui montrait l’importance d’exister pour quelqu’un. Qui repense aux Noëls et à la magie qui en émanait, pas en raison de cadeaux innombrables mais de par  la sincérité de chaque moment. De par l’amour intensément plus fort que les présents, entourant le sapin illuminé pour l’occasion.  

Je suis cette enfant… j’ai grandi certes, mais je suis encore cette petite fille qui rêve et qui espère pouvoir saisir d’incomparables moments de bonheur, vous savez ceux qui redonnent un sens à la vie…

Je suis cette enfant, cette femme, cette petite maman, moitié d’ici, moitié d’ailleurs, pleines d’espoirs et de folies, un soupçon de magie dans l’âme, quelques peu de malice dans le regard et une pincée de tristesse au fond du cœur bien caché derrière d’infinis sourires.
La plupart des gens ne savent pas lire dans les sourires, ils n’y voient que des dents alignées derrière des lèvres légèrement retroussées mais ils oublient de voir l’autre vraiment.
Si l’on prenait le temps de voir clairement ceux qui nous entourent, l’on verrait alors à quel point les sourires peuvent être des masques. Et cachés derrière ceux-ci, plongé dans une torpeur invisible attendant le jour d’une renaissance de nos sens les plus profonds, nous souffrons.

Qui peut voir au travers des regards, les blessures du cœur et de l’âme? Qui peut sortir d’une lassitude de vivre un être comme mort qui se meut comme par habitude? Qui sauvera un jour un coquelicot arraché de sa terre et qui pourra redonner vie à une fleur fragile au cœur noir?

Il nous faut parfois nous autoriser à respirer, s’évader et s’envoler dans ce monde enchanté que nous avons si souvent créé lors de nos rêves éveillés. Respirer et fermer les yeux afin de se souvenir de qui l’on était avant… Redevenir cette enfant d’autrefois, redécouvrir des sensations oubliées, ces petits rien qui donne envie de dire OUI à la vie, encore une fois.

Je veux aimer à n’en plus finir, sans faux semblant, sans condition, sans question et sans limite. Je veux pouvoir saisir la vie qui m’attends. Je veux y croire encore et toujours. Mes rêveries ne sont pas finies, j’écris pour ne pas oublier de respirer. J’aspire encore à y croire toujours plus fort. Je rêve d’étoile, d’amour, de danse, de lecture, d’univers enchanteur, d’avenir et de Mon Prince Charmant. Le coquelicot reprend vie et se revêt de son rouge écarlate comme pour se jouer des malheurs qui se sont mis sur son chemin…

Je me suis promise, lors de ma grande tristesse, de ne pas m’arrêter d’avancer, je peux tomber dix fois je m’en relèverai onze et je n’éteindrais pas ce feu qui m’anime, qui fait de moi celle que je suis.

Je veux pouvoir être une adulte avec un cœur d’enfant qui sans réserve aucune, saisit la liberté de croire à son conte de fée. N’est-ce pas là la beauté de la vie? Grandir mais ne pas oublier nos rêves afin que l’enfant qui se cache en nous puisse être fier de l’adulte que nous sommes devenu? Tirer de nos souvenirs notre force de vie. Ne pas nous oublier dans ce monde trop bien-pensant et trop accompli, qui empêche souvent la douce folie. Nous raisonnons trop couramment dans cette illusion de sérieux que notre société semble vouloir nous dicter. Mais comme le dit si bien Antoine de Saint Exupéry : “Toutes les grandes personnes ont d’abords été des enfants mais peu d’entre elles s’en souviennent”. Nous souvenir permet de grandir. Trop de raison tue nos rêves et c’est alors que nous oublions que vivre n’est pas seulement d’attendre que l’orage passe mais c’est aussi apprendre à danser sous la pluie…

Vivre c’est vibrer aussi. C’est danser, rêver, espérer, chanter, donner sans rien attendre en retour, croire, pardonner, aimer encore et encore, surmonter ses pleurs, réapprendre à rire et recommencer. Vivre c’est l’avenir. Vivre c’est comprendre l’importance que le bonheur est fabuleux lorsque partagé avec autrui. Vivre est un conte de fée ou le bien et le mal sont liés, pleurs et espoirs entremêlés. Mais la saveur qui en résulte au final c’est d’avoir non pas seulement existé mais partagé, apporté, donné et laisser dans les cœurs de ceux qui nous ont vu vraiment, une étincelle de magie et de liberté.

Le bonheur n’est réel que partagé avec autrui. Le bonheur n’est pas un bien que l’on peut posséder égoïstement mais une chose que l’on se doit de cultiver. Le bonheur est un trésor qui se multiplie lorsqu’il est associé à ses pairs. Il se reçoit comme un cadeau et s’apprivoise avec délicatesse et tendresse. Cependant il s’échappe lorsque nous sommes incapables de le voir, de le saisir. Nos peines tuent le bonheur si on n’y prend pas garde et que nous nous laissons aller à nos ressentiments.

Le bonheur c’est de voir ses enfants grandir et mûrir, leur donner confiance en leur avenir afin qu’il puisse avoir des racines et des ailes. Le bonheur c’est de regarder le soleil se lever en saisissant la beauté de ce monde créé pour nous et sentir les rayons réchauffer notre peau agréablement. Observer la poésie qui nous entoure et frissonner de joie et de plaisir. Offrir ses sourires et ses rires sans compromis, égayer les cœurs par de petites attentions, partager une vie toute entière avec celui ou celle que l’on a choisi… Mettre à disposition sa vie à l’être aimé comme un don d’amour véritable.

Ninie aime Son Prince Charmant non pas comme un rêve intouchable mais comme une réalité qu’elle veut saisir dès à présent, pour toujours et à jamais, jusque dans l’éternité…

Respirer, non pas seulement par un réflexe physique mais avec la passion de ce que nos rêves puissent nous apporter et nous laisser transporter dans cette aventure qu’est la liberté de croire en demain. Et nous remplir de Vie encore et encore. Aimer toujours plus fort, avec beauté, sincérité et sans arrière pensée… Puis voir enfin nos sens reprendre Vie…

Et respirer!

Merci 🙂

Je suis Ninie et “I Have a dream”

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